Pas de démarrage d’usine avant écoulement de stocks pour PSA ; Le marché automobile français en chute libre ; La vente de masque en grande distribution dérange

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Pas de démarrage d’usine avant écoulement de stocks pour PSA

Carlos Tavares, PDG de PSA vient de déclarer qu’aucun redémarrage de production en usine ne sera envisagé avant la reprise du commerce, et particulièrement des concessions. En effet, le groupe PSA dispose de plus de 700 000 véhicules en stocks ce qui impacte fortement leur trésorerie. Ainsi, un redémarrage des usines sans une garantie de vente derrière augmenterait encore plus leur stock de véhicules neufs.
Lors de cette visioconférence tenue le 25 avril avec les hauts cadres du groupe, Carlos Tavares a également précisé que près de 200 000 véhicules Peugeot sont toujours en attente de livraison auprès de clients. Ces commandes ont toutes été passées dans les mois précédents, mais n’ont pu être honorées pour cause de confinement.
Etant donné que Toyota et Renault ont d’ores et déjà redémarré leurs usines françaises (à faible cadence certes), PSA devrait être le dernier à rouvrir.

Le marché automobile français en chute libre

Le comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA) vient de publier les chiffres de vente de véhicules neufs pour le mois d’avril. Comme prévu, les chiffres sont alarmants avec une baisse des ventes de près de 88% sur l’ensemble du territoire. Bien entendu, cette chute s’explique par la fermeture de l’ensemble des concessions, empêchant la possibilité de réaliser des ventes. Les constructeurs ont dû alors se reporter sur d’autres canaux de ventes afin de limiter la casse. Le pire est à priori passé puisque les services commerciaux devraient rouvrir durant le mois de mai.
Au global, sur le premier trimestre, les ventes ont reculé de 49% à 385 700 unités vendues. Le ministre de l’économie, monsieur Bruno Le Maire a déjà indiqué que la branche automobile ferait partie des secteurs qui profiteront d’un plan de relance économique. Cependant, il faudra attendre le dernier trimestre de l’année pour voir des propositions concrètes de la part du gouvernement.

La vente de masque en grande distribution dérange

A compter du 4 mai, l’ensemble des grandes distributions pourront mettre en vente des masques chirurgicaux afin de permettre au Français de se déplacer dans le cadre du déconfinement. Celui-ci coûtera entre 50 cts et 90 cts pour les modèles chirurgicaux, avec un plafond max autorisé par le gouvernement à 95 cts. Pour les modèles en tissus, le prix ne devra pas dépasser 5€.
Cependant, cette annonce agace les pharmaciens puisque ces derniers ont eu grand mal à en fournir en temps et en heures aux professionnels de la santé durant les semaines précédentes tandis que les distributeurs remplissaient leurs stocks. En effet, les acteurs de la grande distribution annoncent s’être constitué un stock de plusieurs dizaines de millions de masques chirurgicaux au 11 mai. Par la suite, les distributeurs se procureront plusieurs centaines de millions de masques dont quelques dizaines de millions lavables et réutilisables.
Dans un contexte où les masques sont toujours livrés au compte-goutte aux professionnels ainsi qu’aux patients, il est difficile pour les pharmaciens d’accepter un tel sort. C’est pourquoi un syndicat s’est prononcé en faveur d’une réquisition d’état pour absorber les stocks « énormes » de plusieurs enseignes, et notamment Carrefour, Leclerc, et Intermarché.

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