La SCNF accuse le coup ; Les bienfaits du chômage partiel ; Vers une prolongation de la fermeture de l’aéroport d’Orly ?

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La SCNF accuse le coup

Jean-Pierre Farandou, PDG du groupe SNCF vient d’annoncer un manque à gagner de plus de 2 milliards, principalement justifié par le plan de confinement lié à l’épidémie de COVID 19 qui bloque actuellement le pays. Celui qui décrit ces résultats comme un « choc violent » annonce également que « la maison tient bien », bien qu’il faille réduire la voilure, notamment d’un point de vue investissement et coûts de fonctionnement. Pour ce faire, le patron de la SNCF envisage de faire appel à un plan d’aide de l’état afin de les soutenir durant cette crise, à l’exemple de ce qui a pu se faire pour Renault et Air France dernièrement. La piste des suppressions de postes est également envisagée. En revanche, aucun plan de licenciement n’est en discussion.
La crise va donc avoir des conséquences majeures pour l’entreprise, surtout que ces nouvelles pertes s’ajoutent au milliard perdu il y a quelques mois en arrière, durant la grève pour faire face à la réforme des retraites.

Les bienfaits du chômage partiel

Malgré une conséquence financière directe, le chômage partiel a tout de même quelques vertus en période de crise.
En effet, cette mesure a permis d’absorber les chocs violents de la crise. Après un démarrage lent au cours des premiers jours de confinement, la demande de chômage partiel s’est ensuite rapidement accélérée. Cette politique établie par l’état a permis d’éviter une vague de licenciement tant redoutée comme on a pu l’observer aux Etats-Unis, où les licenciements se comptent par dizaine de millions.
Par ailleurs, les dépenses moyennes des ménages ont grandement diminué depuis l’instauration du confinement, ce qui limite les pertes de revenus liées au chômage partiel. Du fait de la fermeture de la quasi-totalité des commerces, le budget dépense est principalement réduit aux strictes courses alimentaires.
Ainsi, le chômage partiel protège efficacement l’employeur contre les licenciements en masse tout en limitant le manque à gagner pour le salarié.
Toutefois, cette politique a un coût pour l’état qui devrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros. C’est pourquoi, un changement serait prévu à partir du 1 er juin, date à laquelle l’état n’assurera plus la même prise en charge pour l’employeur.

Vers une prolongation de la fermeture de l’aéroport d’Orly ?

Fermé depuis le 31 mars, l’aéroport d’Orly risque de voir l’arrêt de ses activités prolongé jusqu’à l’automne selon les informations avancées par le journal Les Echos. Compte tenu du trafic relativement faible et de la reprise qui tarde à venir, le trafic commercial transitant par l’aéroport d’Orly n’est pas encore nécessaire. De plus, la reprise d’activité est si lente que l’aéroport de Roissy-CDG pourrait même fermer un nouveau terminal afin de concentrer tout le trafic sur 3 voire même 2 terminaux.
Pour rappel, le trafic aérien avec connu un recul de près de 91% au 25 avril, en comparaison avec l’année précédente. Aujourd’hui, les volumes sont légèrement remontés pour se stabiliser à 15% du niveau atteint début mai 2019.

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