Le sujet de la délocalisation remis sur la table ; L’activité repart à la hausse

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Le sujet de la délocalisation remis sur la table

La crise du COVID-19 a soulevé d’énormes failles dans le système français, et notamment sa souveraineté économique dans certains secteurs stratégiques.
La logique de délocalisation peut suivre 2 raisonnements distincts. La première logique consiste à se rapprocher au plus près de la demande. Cela permet au groupe de pouvoir être plus réactif tout en limitant au maximum les coûts logistiques. Cette stratégie n’est pas remise en cause puisqu’elle est motivée par le souhait de gagner des parts de marché dans le pays où la délocalisation est faite.
La seconde logique porte sur une ferme volonté de réduction des coûts globaux en délocalisant dans des pays à bas coûts, malgré un marché local pour le produit, peu existant. Par cet intermédiaire, les groupes génèrent plus de marges en réduisant au maximum leurs coûts de production. C’est cette logique, qui aujourd’hui, crée polémique. En effet, outre l’aspect d’optimisation fiscale, cette stratégie impacte fortement l’activité du groupe dans le pays d’origine puisque la délocalisation ne répond pas à un marché local mais plutôt à une réexportation.
Par conséquent, à la moindre crise mondiale, l’activité du groupe dans le pays d’origine peut être mise en péril. L’impact de la crise COVID 19 sur l’industrie pharmaceutique française est un parfait exemple. En effet, les pressions sur les coûts perçues dès les années 2000 ont entraîné une vague de délocalisation vers l’Inde et la Chine. Ainsi, avec la fermeture totale de la Chine en début d’année pour bloquer l’évolution de l’épidémie, il fut pratiquement impossible pour l’état de s’approvisionner en produits de première nécessité tel que les masques.
C’est en ce sens que des propositions de relocalisation sont discutées afin de rendre à l’état sa souveraineté économique à tous les niveaux. Cependant, l’enjeu économique continuera de primer aux dépends des enjeux de santé. Il est pour l’heure
En réalité, la relocalisation ne sera possible qu’en réduisant cet écart de compétitivité avec les pays à bas coûts. Plusieurs effets de leviers sont alors possibles, à savoir compter sur un effet de rattrapage des coûts de main d’œuvre de ces pays, maximiser l’automatisation des outils de production afin de limiter au maximum les écarts de coûts de main d’œuvre, proposer un régime fiscal plus avantageux etc.

L’activité repart à la hausse

Selon les dernières sources de l’Insee, l’activité remonte actuellement dans les secteurs de l’industrie et de la construction. L’étude démontre que l’activité tournait à environ 35% en dessous de la normale dans la semaine du 20 avril contre 33% début mai. Cette légère remontée s’explique par la mise en place de mesures sanitaires au sein des sites permettant de redémarrer l’activité.
Rappelons que l’emploi a fortement reculé sur le premier trimestre avec une baisse de 2,3%, soit 450 000 emplois en moins. Le niveau actuel d’emploi est semblable au dernier trimestre de 2017.

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