Le télétravail pourra t’il devenir le standard ? ; La fermeture de Renault Sandouville sous fond de polémique

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Le télétravail pourra t’il devenir le standard ?

Selon le récent sondage mené par Adoxa-Aviva, seuls 21% des salariés poursuivront en télétravail à partir du lundi 11 mai, date du premier jour de déconfinement. Le Premier ministre avait alors annoncé lors de sa déclaration du 28 avril que le télétravail « doit être maintenu partout où c’est possible, au moins dans les 3 premières semaines ». Il semblait alors que le télétravail soit la solution miracle pour limiter les risques de transmission de la maladie tout en aidant à fluidifier le réseau de transport, surtout en région parisienne.
Par ailleurs près de 70% des entreprises se déclaraient prêtes à poursuivre le télétravail. Cependant, le sondage affiche des chiffres bien en deçà avec près de 45% des travailleurs qui se rendront sur leur lieu de travail dès le premier jour de déconfinement. Si l’on ajoute à ce chiffre les 16% en chômage partiel ainsi que les 18% en manque de visibilité sur leur activité à court terme, seuls 21% de la population de travailleur restera finalement à domicile en télétravail.
Le télétravail forcé n’entraînera donc pas une mutation profonde du marché de l’emploi. Cependant, certaines entreprises à l’exemple de PSA ont pu en tirer profit. En effet, le télétravail a entraîné un gain de temps considérable pour les travailleurs qui n’ont plus à se rendre sur leur lieu de travail. C’est pourquoi le groupe souhaite faire du télétravail, « la norme » avec notamment un temps de présence sur site réduit à 1 journée et demie maximum. Les salariés impliqués dans la fabrication directe des véhicules devront bien entendu poursuivre leur activité en présentiel.
Le groupe pourra en tirer profit en réduisant notamment son empreinte immobilière et son emprunte carbone en limitant les trajets domicile maison. En contrepartie, les salariés retrouveront un équilibre vie privée et vie professionnelle.

La fermeture de Renault Sandouville sous fond de polémique

L’usine Renault de Sandouville est restée fermée ce lundi 11 mai, à la suite de la décision du tribunal saisi par la CGT. En effet le tribunal du Havre à ordonner l’arrêt des activités de l’usine de Renault Sandouville, de manière provisoire, jusqu’à l’obtention des garanties sanitaires pour faire face à la crise du COVID-19.
Alors que plus de 1000 salariés des 1850 présents sur site avaient d’ores et déjà repris le travail depuis le 28 avril, il était prévu que l’ensemble des salariés reprenne le travail en ce premier jour de déconfinement.
Le gouvernement voit cette décision d’un mauvais œil, en qualifiant les arguments avancés par la CGT « d’extraordinairement fragiles » et regrette amèrement cette fermeture dans un contexte très difficile pour l’industrie automobile.
Malheureusement cette décision a des conséquences directes sur l’emploi puisque 700 intérimaires n’ont pu reprendre le travail ce lundi matin.
Rappelons que l’usine avait fermé ses portes au 16 mars à cause de l’épidémie. L’usine n’avait pu reprendre qu’à partir du 28 avril à la suite d’un dialogue social entamé avec les syndicats et conduisant à des mesures sanitaires décidées conjointement. L’usine devrait rester fermée toute la semaine.

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