Que l’on loue un appartement ou que l’on possède sa maison, la question de l’assurance du logement se pose tôt ou tard. En France, 57,4 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Environ 40 % sont locataires (source : Insee). Pourtant, ces deux statuts n’impliquent ni les mêmes obligations, ni les mêmes garanties, ni le même budget. Locataire, propriétaire occupant ou propriétaire non occupant : chaque profil correspond à un niveau de risque différent, que les assureurs traduisent dans leurs contrats.
Locataire : une obligation légale, une couverture ciblée
Pour un locataire, souscrire une assurance habitation n’est pas une option. La loi du 6 juillet 1989 impose de couvrir au minimum les risques locatifs : incendie, explosion, dégât des eaux.
À défaut, le propriétaire peut souscrire un contrat à sa place et lui en facturer le coût, sans le laisser choisir ses garanties. La plupart des locataires préfèrent une formule multirisque, qui ajoute la protection des biens mobiliers et de la responsabilité civile.
Côté budget, la formule locataire reste la plus accessible. Pour un appartement T3 de 60 m², elle coûte entre 133 € et 199 € par an selon la ville (source : MMA). Un montant nettement inférieur à celui d’un propriétaire, qui couvre un périmètre plus large.

Propriétaire occupant : une couverture plus large, un coût plus élevé
Le propriétaire occupant n’est soumis à aucune obligation légale. Deux exceptions existent : la copropriété, qui exige une responsabilité civile minimale, et le crédit immobilier, exigé en garantie par les banques.
L’assurance reste cependant vivement recommandée. Contrairement au locataire, le propriétaire doit couvrir aussi le bâti : murs, toiture, dépendances, équipements fixes.
Cette différence de périmètre explique l’écart de prix. Pour une maison de 200 m², l’assurance coûte entre 357 € et 663 € par an selon la ville.
Tous profils confondus, la prime moyenne d’un contrat habitation atteignait 299 € hors taxes en 2024, en hausse de 7,2 % sur un an (source : France Assureurs).
Propriétaire non occupant (PNO) : une protection souvent obligatoire
Troisième cas : le propriétaire qui loue son bien sans l’occuper. Depuis la loi ALUR de 2014, l’assurance « propriétaire non occupant » (PNO) est obligatoire pour tout copropriétaire bailleur.
Elle couvre sa responsabilité civile et les dommages non pris en charge par l’assurance du locataire, par exemple en cas de vacance locative.
Elle est moins coûteuse qu’une assurance propriétaire occupant, car elle ne couvre pas le mobilier du locataire.
Elle connaît pourtant la plus forte hausse du marché : +10,2 % de cotisations et +8,1 % de prime moyenne en 2024, contre +7,2 % pour les contrats occupants (source : France Assureurs).
Des tarifs sous tension dans un marché en mutation
Pour résumer ces trois profils :
- Locataire : assurance obligatoire dès la remise des clés, couvre les risques locatifs et les biens mobiliers, entre 133 € et 199 € par an pour un T3.
- Propriétaire occupant : assurance non obligatoire (sauf copropriété ou crédit en cours), couvre le bâti et les équipements fixes, entre 357 € et 663 € par an pour une maison de 200 m².
- Propriétaire non occupant (PNO) : obligatoire en copropriété depuis la loi ALUR, couvre la responsabilité civile et les dommages au logement, prime en forte hausse.
Au-delà du statut, tout le marché est sous tension. En 2024, 4,6 millions de sinistres ont été indemnisés, pour 8 milliards d’euros. Les dégâts des eaux pèsent 44 % des sinistres et 30 % de la charge.
Les incendies, eux, ne comptent que pour 4 % des sinistres, mais 25 % de la charge (source : France Assureurs).
La pression se renforce en 2025 : la surprime catastrophes naturelles est passée de 12 % à 20 %, avec de nouvelles hausses de 8 % à 11 % anticipées sur l’année (source : UFC-Que Choisir).
D’où l’intérêt de comparer les offres : la loi Hamon permet de changer d’assureur sans frais après un an.
MMA assure plus de 1,3 million d’habitations en France. L’assureur propose des formules distinctes selon le statut : locataire, propriétaire occupant ou propriétaire non occupant.
Quel que soit son profil, mieux vaut vérifier que son contrat correspond réellement à son logement, à la valeur de ses biens et à son budget.










