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Le contrôleur européen veut interdire la reconnaissance faciale

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Le contrôleur européen veut interdire la reconnaissance faciale

Le système de reconnaissance faciale permet de reconnaître une personne grâce à son visage de manière automatique. Cette technique  s’utilise actuellement très couramment dans la téléphonie. Grâce à elle, les utilisateurs peuvent déverrouiller leurs smartphones facilement. Cette intelligence artificielle (IA) n’intéresse pas uniquement les industriels. Récemment, la Commission Européenne a proposé un projet de règles ayant pour objectif l’utilisation de la reconnaissance faciale dans la recherche des enfants disparus, des criminels ou des terroristes.

La Commission européenne tente de réglementer l’utilisation de la reconnaissance faciale dans l’espace public

Il y a peu, la Commission européenne a souhaité proposer un projet de réglementation de la reconnaissance faciale dans un domaine très particulier. En effet, elle souhaite appliquer l’utilisation de cette intelligence artificielle à la recherche d’enfants ou de criminels disparus. Cette technique pourrait également être utilisée en cas d’attentat terroriste.

Cette proposition n’a pas encore été débattue avec les pays de l’UE et le Parlement européen. Il s’agit plutôt, d’une tentative de réglementation de l’IA à la lumière de ce qui se produit déjà aux Etats-Unis ou en Chine.

La position de la Commission européenne contestée par le Contrôleur européen

Le 23 avril dernier, le Contrôleur européen de la protection des données et de la vie privée (CEPD) s’est opposé à l’introduction d’un tel système en Europe en raison notamment « de son intrusion profonde et non démocratique dont la vie privée des citoyens ». Ce dernier souhaite en effet interdire la connaissance faciale dans les espaces publics.

Le CEPD a notamment affirmé : « Une approche plus rigoureuse est nécessaire étant donné que l’identification biométrique à distance, dans laquelle l’IA peut contribuer à des développements sans précédent, présente des risques extrêmement élevés d’intrusion profonde et non démocratique dans la vie privée des individus ».

La proposition de la Commission européenne sur l’utilisation de la reconnaissance faciale dans le domaine public a fait également débat au sein de groupes de défense des droits civils. Ces derniers craignent les dérives d’une mauvaise utilisation des systèmes d’ IA (intelligence artificielle) par des gouvernements autoritaires.

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