Que se passe-t-il si j’ai un prêt et que je perds mon emploi ?

Khaled D

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comment rembourser un crédit quand on est au chômage

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Perdre son emploi est déjà une épreuve difficile sur le plan personnel et psychologique. Mais lorsqu’on a un crédit en cours (immobilier, consommation, auto…), cette situation prend une dimension supplémentaire. Comment continuer à rembourser ses mensualités sans revenu régulier ? Cette question, de nombreux emprunteurs se la posent, souvent trop tard. Il est donc essentiel de comprendre les mécanismes en jeu, les risques de surendettement, et les solutions qui existent.

Perte d’emploi : le remboursement du prêt continue-t-il ?

Contrairement à une idée reçue, la perte d’un emploi n’entraîne aucune suspension automatique du remboursement d’un crédit. La banque continue d’exiger le paiement des échéances, quelles que soient les circonstances.

Mieux vaut donc anticiper ce risque avant même de signer un prêt, notamment en vérifiant les garanties de son assurance emprunteur.

En effet, si vous avez souscrit une assurance perte d’emploi au moment de votre crédit, celle-ci peut prendre le relais de vos mensualités pendant une période définie.

Attention toutefois, ce type de garantie comporte souvent des conditions strictes, notamment concernant les plafonds d’indemnisation fixés par les contrats, qui limitent le montant ou la durée de la prise en charge.

Pour savoir précisément à quoi vous avez droit, relisez attentivement les clauses de votre contrat, en particulier le délai de carence et le délai de franchise.

Quelles démarches effectuer rapidement en cas de perte d’emploi avec un prêt en cours ?

Dès que la perte d’emploi survient, plusieurs actions doivent être entreprises rapidement :

  • Contacter sa banque sans attendre pour l’informer de la situation et éviter tout incident de paiement ;
  • Vérifier son contrat d’assurance emprunteur afin de savoir si une garantie perte d’emploi a été souscrite ;
  • Rassembler les justificatifs (attestation Pôle emploi/France Travail, solde de tout compte…) nécessaires à toute demande d’indemnisation ou de report ;
  • Faire le point sur son budget pour identifier les dépenses à réduire en priorité ;
  • Solliciter un rendez-vous avec un conseiller pour envisager les options disponibles, y compris une éventuelle simulation de rachat de crédit si plusieurs prêts sont en cours.
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Ces démarches, bien que simples, sont souvent négligées dans la précipitation, alors qu’elles conditionnent la suite des événements.

Report ou rééchelonnement du crédit : quelles solutions proposent les banques ?

Face à une perte d’emploi, les établissements bancaires disposent généralement de plusieurs leviers pour aider l’emprunteur en difficulté. La plus connue est le report d’échéances, aussi appelé pause bancaire.

Cette option permet de suspendre temporairement le paiement du capital, voire des intérêts, sur une durée qui varie généralement entre trois et douze mois.

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Il est également possible de demander un rééchelonnement du prêt, c’est-à-dire un allongement de la durée de remboursement afin de diminuer le montant des mensualités.

Par exemple, un prêt de 150 000 € remboursé sur 20 ans peut voir sa mensualité réduite de plusieurs dizaines d’euros si la durée est allongée de deux à trois ans.

Cette solution a l’avantage de rendre la charge financière plus supportable, mais elle a aussi un coût : le crédit revient mécaniquement plus cher sur la durée totale, en raison des intérêts supplémentaires générés.

En cas de désaccord persistant avec sa banque, l’emprunteur peut également saisir le médiateur bancaire, un recours gratuit et indépendant prévu par la loi pour résoudre les litiges entre un client et son établissement financier.

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Comment fonctionne la garantie perte d’emploi ?

L’assurance perte d’emploi est une option facultative de l’assurance emprunteur. Elle doit obligatoirement être adossée à un contrat principal couvrant a minima le décès, souscrit auprès du même assureur.

Son fonctionnement repose sur plusieurs mécanismes clés qu’il est important de connaître avant de souscrire :

  • Un délai de carence, généralement compris entre 3 mois et 1 an, pendant lequel un licenciement ne donne droit à aucune indemnisation ;
  • Un délai de franchise, entre 60 et 180 jours de chômage, avant le début effectif du versement ;
  • Une éligibilité restreinte : seuls les salariés en CDI avec 6 à 12 mois d’ancienneté sont généralement couverts (les indépendants, dirigeants, professions libérales, CDD et intérimaires en sont le plus souvent exclus) ;
  • Un âge maximal de souscription, en général entre 50 et 60 ans ;
  • Des cas de licenciement limités : le licenciement économique est presque toujours couvert, la rupture conventionnelle presque jamais.

Autre point essentiel à ne pas négliger : le mode d’indemnisation (forfaitaire ou indemnitaire) et les plafonds de prise en charge fixés par chaque contrat, qui déterminent la durée et le montant maximal de l’indemnisation.

Certains contrats, comme la Garantie Emprunteur Macif, proposent par exemple une prise en charge forfaitaire (donc non limitée à la perte de revenus réelle), pouvant aller jusqu’à 12 mois par sinistre, dans la limite de 48 mois sur la durée totale du crédit.

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Comment anticiper une perte d’emploi pour protéger son crédit ?

La meilleure façon de faire face à une perte d’emploi lorsqu’on a un prêt en cours reste l’anticipation.

Cela passe par la constitution d’une épargne de précaution, la souscription d’une assurance adaptée à sa situation professionnelle, et un dialogue régulier avec sa banque en cas de difficulté.

Un emprunteur informé et réactif limite considérablement les risques de surendettement et conserve une marge de manœuvre précieuse pour traverser cette période délicate dans les meilleures conditions possibles.

Que vous soyez déjà concerné par une perte d’emploi ou que vous souhaitiez simplement sécuriser votre prêt en amont, la première étape consiste à vérifier les garanties de votre assurance emprunteur et à contacter votre banque sans attendre.

N’hésitez pas à demander une simulation personnalisée ou à consulter un conseiller pour évaluer les solutions les plus adaptées à votre situation.

Khaled D

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