Gérant de SCI : Voici les erreurs courantes à éviter ABSOLUMENT !

Khaled D

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Dans le cadre de l’investissement immobilier, la Société Civile Immobilière (SCI) est un moyen fréquemment utilisé pour acheter et gérer des biens immobilier en commun. Cependant, il est important de respecter certaines règles et d’éviter certaines erreurs lors de sa mise en place et de sa gestion afin d’assurer son bon fonctionnement et sa pérennité.

Négliger les statuts de la SCI

Fondamentaux lors de la création d’une SCI, les statuts doivent être rédigés avec soin et précision pour définir clairement les règles de fonctionnement et prévoir les éventuelles difficultés qui pourraient survenir dans la future vie de la société. N’hésitez pas à faire appel à un professionnel du droit pour vous aider dans cette démarche.

  • L’objet social : Un objet social mal déterminé peut causer de nombreux problèmes juridiques, il doit donc être précis et bien adapté à votre projet.
  • Le capital : Il convient de déterminer le montant du capital, ainsi que les modalités de libération des parts sociales.
  • Le pouvoir des associés : Les droits et obligations des associés doivent être explicités, notamment concernant leurs pouvoirs et leurs responsabilités au sein de la société.
  • La clause d’agrément : Afin de protéger la SCI contre les cessions de parts non souhaitées, il est essentiel d’inclure une clause d’agrément pour encadrer les cessions.

Méconnaître le rôle du gérant et l’étendue de ses pouvoirs

Le gérant est un acteur clé dans le fonctionnement de la SCI. Son rôle doit être clairement défini afin d’éviter tout conflit potentiel entre associés.

    • Nommer le(s) gérant(s) : Les statuts doivent prévoir la manière dont le ou les gérants seront nommés, ainsi que leur durée de mandat.
    • Déterminer les pouvoirs du gérant : Il faut veiller à ne pas conférer des pouvoirs trop importants au gérant, sous peine de susciter des tensions entre associés. De même, il convient de bien préciser leurs limites afin d’éviter toute mauvaise surprise.

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Sous-estimer l’aspect fiscal de la SCI

La fiscalité de la SCI est très spécifique et peut avoir des conséquences significatives sur la rentabilité de votre investissement immobilier. Il est donc important de connaître les règles fiscales applicables et de choisir judicieusement entre deux régimes possibles :

      • La SCI soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) : Cette option permet une imposition séparée du propriétaire sur les bénéfices réalisés par la SCI. Elle peut s’avérer avantageuse dans certains cas, notamment en ce qui concerne les taux d’imposition et la déductibilité des charges.
      • La SCI soumise à l’impôt sur le revenu (IR) : Dans ce régime, les bénéfices de la SCI sont imposés entre les mains des associés selon leur quote-part et selon leur propre situation fiscale. Il est recommandé lorsque la majorité des associés dispose d’un faible taux d’imposition.
Sur le même thème :  Rédiger les statuts d'une SCI : Les points de vigilance à observer

Négliger la tenue de la comptabilité

Une bonne gestion comptable est essentielle pour suivre l’évolution de votre investissement immobilier et satisfaire aux obligations légales de la SCI. Des erreurs dans la tenue de la comptabilité peuvent avoir de graves conséquences pour la société et ses associés et entraîner :

      • Des sanctions fiscales : En cas d’inexactitude ou d’omission dans la déclaration des revenus de la SCI, l’administration fiscale peut procéder à des redressements et appliquer des pénalités.
      • Une responsabilité civile envers les tiers : La SCI et ses gérants peuvent être poursuivis par des créanciers ou autres partenaires pour des dommages et intérêts en raison d’une comptabilité déficiente.
      • Des difficultés entre associés : Si la mauvaise tenue de la comptabilité masque réellement des erreurs ou des anomalies dans la gestion de la SCI, cela peut entraîner des conflits internes et mettre en péril la stabilité de la société.

Se tromper lors de la procédure de départ d’un associé

La sortie d’un associé peut être une étape délicate dans la vie d’une SCI et doit être préparée avec soin. Les statuts doivent prévoir les modalités de retrait des parts sociales.

      • Droit de préemption : Généralement, les associés disposent d’un droit de préférence pour acheter les parts cédées par un autre associé avant qu’elles ne soient proposées à l’extérieur de la SCI.
      • Prix de vente : Les statuts peuvent établir un mécanisme de détermination du prix de cession des parts sociales ou laisser ce point à la négociation entre associés.
      • Modalités de paiement : Le choix d’étaler le paiement des parts sur plusieurs années ou de payer immédiatement peut avoir des conséquences importantes sur la gestion de la SCI.
Sur le même thème :  Répartition des parts dans une SCI : Astuces et recommandations stratégiques

Il est donc important d’éviter ces erreurs courantes lors de la création et de la gestion d’une SCI, afin de garantir son bon fonctionnement et la réussite de votre investissement immobilier.

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