La commission européenne prévoit une lourde récession pour 2020 ; A-t-on subi une hausse généralisée des prix en grande distribution ?

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La commission européenne prévoit une lourde récession pour 2020

Les chiffres sont tombés avec 7,7% de récessions en zone euro à cause du coronavirus. Avec plus de 50% des décès liés au coronavirus situés en zone Euro, l’économie européenne est quasiment interrompue depuis 2 mois.
Bien entendu, tous les pays de la zone euro sont concernés à des degrés plus ou moins sévères. Les pays les plus touchés sont ceux ayant appliqué les règles de confinement les plus strictes comme l’Italie (-9,5% de prévu par l’exécutif européen), l’Espagne (-9,4%), et la France (-8,4%).
Notons par ailleurs que ces prévisions sont évolutives en fonction du contrôle de la pandémie. C’est pourquoi la commission avance que ces chiffres sont à prendre avec plus de précaution que d’habitude
Ces arrêts des activités ne sont pas sans conséquences puisque l’on devrait revenir à une situation d’avant COVID 19 seulement à partir de 2021. En effet, une fois la récession passée, les mesures politiques devraient entraîner des relances fortes, ce qui conduirait à une croissance estimée de l’ordre de 6% en moyenne.
Par ailleurs, l’union européenne a déjà convenu de plusieurs mesures afin de limiter les conséquences de la récession et notamment son impact sur le taux d’emploi. Enfin, le secteur du tourisme pourrait être un acteur majeur dans la relance économique des pays européens.

A-t-on subi une hausse généralisée des prix en grande distribution ?

Selon une récente étude réalisée par le groupe spécialiste du marketing digital Bonial, la grande majorité des français craignent pour leur pouvoir d’achat dans les mois à venir. En effet, près de 86% d’entre eux ont ressenti une hausse des prix durant le confinement.
Ce ressenti fut confirmé par l’association UFC-QueChoisir qui évaluait la hausse moyenne des fruits et légumes à 9% sur l’ensemble du territoire. Le facteur principal provient de l’origine de ces produits, qui ne sont plus importés mais issus de l’agriculture française. Par conséquent, les produits sont de qualité mais bien plus chers. Néanmoins, l’association explique également cette hausse par une flambée des prix de transport, tout comme la main d’œuvre ainsi que les emballages pour lesquels il y avait une forte pénurie. Pour les autres rayons, les grandes enseignes se sont engagées à ne pas augmenter les prix ce qui fut le cas sur la grande majorité des produits pour lesquels les prix sont restés invariés.
Pour autant, la seule contribution des fruits et légumes au ressenti de hausse des tarifs ne suffit pas. En effet, la hausse s’explique par les effets de report vers des produits de substitution du fait de l’absence du produit habituel. Finalement les prix des produits n’ont pas été le facteur premier de la hausse du panier moyen, mais plutôt les pénuries d’aliments entraînant les effets de report vers des produits souvent plus chers. Aussi, le ticket moyen s’est allongé de manière significative. 2 raisons expliquent la hausse du budget alloué aux course. Tout d’abord, les ménages consomment plus à cause de la fermeture des restaurants et cantines. Enfin, les consommateurs prennent plus de précaution en réalisant des stocks sur des produits de première nécessité.
Pour information, depuis le début du confinement à la mi-mars, les ventes alimentaires se sont accélérées à hauteur de 237%.

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