La France demande la « flexibilité » de la dette Grecque

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En avance sur l’Eurogroupe de Jeudi, le nouveau ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a déclaré être proche d’un accord concernant le plan d’aide pour la Grèce. Ces négociations avaient créé un clivage parmi les créanciers, en particulier l’Allemagne et le FMI.

Bruno Le Maire Grèce

Le Ministre de l’Économie Bruno Le Maire a déclaré que la Grèce est en passe de trouver un accord crucial avec ses créanciers cette semaine. « Je suis optimiste que nous aurons une bonne solution, nous ne sommes pas loin d’un accord », a-t-il déclaré à Athènes, où il a rencontré son homologue Grec Euclid Tsakalotos, ainsi que le Premier Ministre Alexis Tsipras.

Le ministre s’est rendu à Athènes, avant la rencontre au Luxembourg du Jeudi 15 Juin entre les ministres des finances de la zone Euro, l’Eurogroupe.

Le Maire a annoncé vouloir proposer un « mécanisme de souplesse » afin d’alléger le remboursement de la dette Grecque, basé sur sa croissance économique. Il s’agirait d’un mécanisme permettant de réviser certains paramètres basés sur la croissance de la Grèce, selon ses déclarations à la presse.

Avec cette proposition française, la Grèce paierait davantage si son économie est en hausse, mais moins si elle stagne ou décroît.

Des créanciers divisés

Le problème de l’allègement de la dette pour la Grèce a énormément divisé ses créanciers internationaux, l’Union Européenne et le Fond Monétaire International (FMI), lors des dernières tables rondes de ces derniers mois. Les Européens s’attendent à ce que l’économie Grecque grandisse fortement, et les gouvernements à ce qu’ils engrangent de gros revenus dans les années qui viennent, leur permettant de rembourser une partie de leur dette.

FMI

Le FMI est moins optimiste, avançant qu’il faudrait d’abord soulager Athènes, avant de pouvoir déclarer cette dette comme soutenable et justifier ainsi un autre prêt à la Grèce.

Cependant, le Ministre des Finances Allemand Wolfgang Schäuble, en particulier, est opposé à l’allègement de la dette. Après trois sauvetages différents sur fonds publics pour la Grèce depuis 2010, une partie du gouvernement Allemand craint qu’une plus grande assistance financière à la Grèce pourrait leur coûter des votes lors des prochaines élections en Septembre.





Prêts immobilisés

Cette impasse a conduit au blocage d’une tranche de prêts dont la Grèce a besoin pour rembourser 7 milliards d’euros (soit 7,86 milliards de dollars) en Juillet. L’Eurogroupe a retardé sa décision de débourser les fonds au 15 Juin, le facteur clé étant la participation du FMI– chose sur laquelle les Allemands insistent.

Dans un effort pour trouver un compromis, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a présenté la semaine passée un plan dans lequel le Fond pourrait rejoindre les créanciers de la Grèce, puisqu’Athènes a mené les réformes économiques attendues, mais ne déboursera pas d’argent provenant du FMI tant que la zone euro n’aura pas clarifié l’allègement de la dette qu’elle peut offrir à la Grèce. Soulignant le souhait du FMI de conclure un accord après des mois de bataille, Lagarde sera présente au rassemblement des ministres.

Proposition du FMI

La participation du FMI au sauvetage financier, même sans déboursement immédiat, serait suffisant pour que le parlement Allemand accepte de reprendre les prêts à Athènes, assurant à la Grèce suffisamment de fonds en Juillet et éviter un défaut de paiement. Selon un officiel interviewé par Reuters, impliqué dans la préparation de la rencontre de Jeudi, « Tout le monde pense qu’il y a une forte probabilité pour que nous arrivions à la solution proposée par Lagarde. »

Le nouveau Président Emmanuel Macron a appelé le mois dernier le Premier Ministre Grec Alexis Tsipras après son élection, se disant favorable à «trouver un accord prochainement pour alléger dans la durée le poids de la dette grecque».

Dette Grèce

Macron a ainsi expliqué son point de vue concernant la Grèce lors d’une interview accordée à Mediapart, deux jours avant son élection : « Je suis, par principe, en faveur d’une restructuration concertée de la dette Grecque et pour garder la Grèce dans la zone euro. Pourquoi ? Parce que le système actuel n’est pas viable. »

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